Psychologue pour proches aidants à Landerneau Accompagner quelqu’un, ça compte aussi pour vous
Vous veillez sur un parent, un conjoint, un enfant. Vous gérez les rendez-vous, les traitements, l’administratif, les nuits difficiles. Et quand on vous demande comment vous allez, vous répondez que ce n’est pas la question.
C’est pourtant une question. Accompagner un proche malade, âgé ou en perte d’autonomie peut prendre une place immense, parfois sans que l’on s’en rende compte. On pense à ce qu’il faut faire, à ce dont l’autre a besoin, à ce qui ne peut pas attendre — et il reste peu de place pour soi.
La consultation peut être cet endroit : un moment qui ne soit pas consacré à la personne que vous accompagnez, mais à vous et à ce que cette situation vous fait vivre. Je co-anime également depuis 2022 le Café des Aidants® du Pays de Landerneau-Daoulas.
Être aidant, sans forcément le savoir
Beaucoup de personnes remplissent ce rôle sans jamais s’être reconnues dans le mot. Il n’y a pas de seuil à franchir, pas de statut à demander : on devient aidant progressivement, souvent sans l’avoir décidé.
Vous êtes probablement concerné si vous accompagnez régulièrement :
- un parent vieillissant, à domicile ou en établissement
- un conjoint atteint d’une maladie chronique ou évolutive
- un proche après un diagnostic lourd, un AVC, un accident
- une personne en situation de handicap
- un proche souffrant de troubles psychiques ou de troubles cognitifs
Quand l’épuisement s’installe
L’épuisement de l’aidant ne survient pas d’un coup. Il s’installe par couches, et se remarque souvent de l’extérieur avant d’être reconnu de l’intérieur. Quelques signes qui reviennent régulièrement :
- une fatigue que le repos ne répare plus
- des troubles du sommeil, une vigilance qui ne se relâche jamais
- de l’irritabilité, des réactions disproportionnées qui vous surprennent
- un sentiment de culpabilité permanent : jamais assez, jamais bien
- l’abandon progressif de vos activités, de vos amitiés
- des pensées ambivalentes envers le proche, difficiles à s’avouer
L’ambivalence n’est pas de la maltraitance
Aimer quelqu’un et se sentir parfois épuisé par lui n’est pas contradictoire, et ce n’est pas un défaut de tendresse. C’est l’une des choses les plus fréquemment déposées en consultation — et l’une des plus soulageantes à pouvoir dire à voix haute, dans un cadre où personne ne vous jugera.
Deux formes d’accompagnement
Elles ne s’excluent pas. Certaines personnes commencent par le groupe et viennent ensuite en individuel ; d’autres font l’inverse, ou mènent les deux en parallèle.
Le Café des Aidants®
Un groupe de parole gratuit, ouvert à tous, sans inscription. Je le co-anime avec une assistante sociale du CLIC de Landerneau, dans le cadre du dispositif de l’Association Française des Aidants.
On y parle de son rôle d’aidant avec des personnes qui vivent la même chose. Rien n’oblige à prendre la parole : venir écouter est déjà une manière d’y participer.
La consultation individuelle
Un espace confidentiel, sur rendez-vous, consacré à ce que vous vivez. Nous pouvons y parler de la fatigue, de la culpabilité, de la place que vous occupez dans votre famille, des décisions à prendre, ou parfois du deuil qui commence avant même la perte.
Premier entretien d’1 h 15, puis séances de 45 minutes. Tarif unique de 60 €.
Une expérience construite sur le terrain
Mon Master porte sur la psychologie clinique, intégrative et du vieillissement. Avant d’exercer en libéral, j’ai travaillé plusieurs années en EHPAD, public et privé, auprès des résidents, de leurs familles et des équipes soignantes. C’est là que j’ai vu de près ce que traversent les proches : l’attente, les décisions impossibles, la fatigue qui ne se dit pas.
J’interviens également depuis 2023 pour l’association Brain Up, dans des ateliers de prévention destinés aux seniors — mémoire, sommeil, passage à la retraite.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un proche aidant ?
Un proche aidant est une personne qui accompagne régulièrement un membre de son entourage malade, âgé ou en situation de handicap, sans être rémunérée pour cela. Il peut s'agir d'un conjoint, d'un enfant, d'un petit-enfant, d'un frère, d'une sœur, d'un voisin ou d'un ami.
Quels sont les signes de l’épuisement de l’aidant ?
Une fatigue qui ne cède plus au repos, des troubles du sommeil, de l'irritabilité, un sentiment de culpabilité permanent, le renoncement progressif à ses propres activités et relations, et parfois des douleurs physiques ou une anxiété diffuse. L'épuisement s'installe souvent lentement, ce qui le rend difficile à repérer soi-même.
Quelle différence entre le Café des Aidants et une consultation ?
Le Café des Aidants est un groupe de parole gratuit, collectif et sans inscription, co-animé avec une assistante sociale du CLIC. La consultation individuelle est un espace confidentiel, sur rendez-vous, consacré à votre situation propre. Les deux sont complémentaires : on peut fréquenter l'un, l'autre, ou les deux.
Faut-il l’accord du proche accompagné pour consulter ?
Non. Vous venez pour vous, pas pour votre proche. La démarche vous appartient et n'a pas à être justifiée auprès de qui que ce soit. Les échanges sont couverts par le secret professionnel.
Dans la presse locale
- Les rendez-vous des Cafés des aidants reprennent à Landerneau, Loperhet et au Tréhou — Ouest-France, 04/09/2023
- Landerneau : les rendez-vous du Café des aidants reprennent — Ouest-France, 17/01/2023
- Nouvelle saison pour le Café des aidants sur l’agglomération de Landerneau-Daoulas — Le Télégramme, 10/01/2023
- À Landerneau, les proches aidants ont leur café réconfortant — Le Télégramme, 17/05/2022
Faire le premier pas
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être épuisé pour venir parler de ce que vous traversez. Ce temps vous appartient. Le premier rendez-vous peut simplement permettre de voir si cet espace vous convient.